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Jeunesse et santé mentale : Compte rendu de recherche Contexte Youth Net/ Réseau Ado (YN/RA) est un programme bilingue régional qui sert d ‘instrument de promouvoir de la santé mentale et d’intervention précoce en matière de maladie mentale. C’est un programme qui s’adresse surtout aux jeunes de l’est ontarien et de l’ouest québecois. La mise sur pied du YN/RA est le résultat d’une enquête menée par le Canadian Youth Mental Health and Illness Survey (CYMHIS), enquête commanditée par l’Association des psychiâtres du Canada en 1993. Le CYMHIS a démontré, par cette enquête, que le courant dominant des jeunes canadiens est à un haut risque de problème de santé mentale. L’enquête a aussi démontré que les jeunes ne sont pas satisfait des services de santé mentale déjà en marche et qu’ils semblent être plus portés à interragir entre eux plutôt que de se tourner vers l’aide professionnelle qui leur est réservée. Un autre des facteurs derrière la formation du YN/RA est le fait alarmant que les statistiques démontrent que le suicide est la seconde cause de décès la plus commune chez les jeunes canadiens et que l’adolescence est le seul groupe d’âge où le taux de suicide augmente d’année en année. YN/RA est un programme qui a été crée à la base, par et pour les jeunes et qui cherche à augmenter la sensibilisation et la communication entre les jeunes ; enlever les stigmas associé avec la maladie mentale ; promouvoir une bonne santé mentale ; faciliter l’identification précoce de problèmes de santé mentales et de développer avec les jeunes des connexions avec un réseau de professionnels empathiques aux jeunes ; et d’écouter et assister à ce que les jeunes disent afin de pouvoir rendre le système de service en saneté mentale actuel plus approprié et plus attrayant pour les jeunes. C’est grâce aux groupes de discussions que YN/RA tente d’atteindre ses buts. Les groupes de discussions prermettent aux jeunes une excellente opportunité de faire valoir leurs opinions et idées sur des sujets qui les touchent particulièrement et qui varient entre la maladie mentale, les stresseurs quotidiens, les changements possibles qui feraient ensorte que le système actuel de santé mental soit plus adapté aux jeunes d’aujourd’hui. À partir de l’été 2001, YN/RA aura conduit approximativement 1000 groupes de discussion. Chaque groupe de discussion est composé de longues discussions où 8-12 jeunes s’entretiennent pendant environ une heure et demie. Ces discussions sont dirigées par deux jeunes animateurs (agée de 18-30 ans) qui ont été formés en animation et en intervention en cas de crise. Tous les facilitateurs du YN/RA sont très uniques (puisqu’ils viennent tous de milieux différents) et ont des façons toute aussi diverses d’animer les groupes. Par contre, tous les facilitateurs partagent une même passion pour les jeunes et pour leur bien-être. Puisque les facilitateurs de YN/RA sont si unique, cela nous permet d’aller rejoindre une plus grande variété de jeunes tout aussi différents les uns que les autres Au début de chaque groupe de discussion, les jeunes sont appelés à remplir un bref sondage qui pose différentes questions reliées à leur propre santé mentale. C’est grâce à ces sondages que les facilitateurs peuvent identifier les jeunes qui sont à risque de pensées suicidaires et qui ont besoin de ressources « youth friendly ». Les facilitateurs sont ainsi en mesure de trouver avec les adolescents en question, les ressources appropriées pour chacun d’entre eux en faisant avec eux, à la fin du groupe, un suivi individuel. Une fois les sondages bien rempli commence la discussion. Chaque groupe de discussion est structuré autour (mais sans y être restreint) de 5 questions fondamentales : (1) Qu’est-ce que la santé mentale? (2) Qu’est-ce que la maladie mentale ? (3) Quelles sont les différentes choses qui vous stressent ? (4) Comment réagissez-vous face au stress? (5) Si vous étiez en charge du système d’aide pour les jeunes, quels changements y apporteriez-vous? Depuis ses débuts en septembre 1995 jusqu’à juin 2001, 9563 jeunes (agés entre 12 et 20 ans) ont participé aux groupes de discussion du YN/RA. Quarante six pour cent des parcipants étaient de sexe féminim et 54% masculin. Soixante-quinze pour cent des groupes de discussions se sont tenus avec des jeunes de milieu scolaire régulier et 25% dans des milieux plus alternatifs. (centres de détention, milieux d’éducation alternatif, « group homes »). Cinquante huit pour cent des groupes se sont déroulés en anglais et 42% en français. Ce qui suit est donc un résumé des données quantitatives et qualitatives accumulées lors des groupes de discussion du YN/RA Résumé quantitatif Au début de chaque groupes de discussion, les participants sont appelés à remplir un bref questionnaire qui sert à établir des données quantitatives. Ce questionnaire est composé de questions qui se rapportent aux comportements et aux attitudes des jeunes face à la santé et la maladie mentale. Ce résumé tentera donc de comparer les réponses des jeunes de milieux réguliers et alternatifs ainsi que des différences existant entre le sex, la langue et l’âge. En tout et pour tout, plusieurs jeunes ayant participé aux groupes de discussions sont exposés à un haut niveau de stress et de dépression. Au total, 62,3 % des jeunes ont avoué avoir eu un montant significatif de stress dans leur vie et 40,0% des jeunes ont ressenti dans un passé proche des sentiments de dépression. Par contre, on remarque que les filles ont tendance à être beaucoup plus stressées que les garçons (71,6% vs 51,5%). On rapporte aussi, chez les filles, un nombre plus élevé de cas de dépression que chez les garçons (48,0% vs 30,6%) Chez les jeunes de milieux alternatifs, ont Malgré le fait que les jeunes semblent devoir affronter de façon régulière un niveau de stress assez élevé, leurs méthodes de d’y faire face semblent des plus favorables. Soixante-six pour cent des jeunes qui ont participés aux groupes de discussions, avouent être en mesure de très bien venir à bout de leur stress. Les données montrent que les garçons semblent mieux faire face au stress que les filles (71,5 % des garçons ont avoué qu’ils étaient capable de d’affronter positivement le stress comparativement à 58,5% des filles qui ont avoué la même chose) De plus, 67,1% des jeunes de milieux réguliers ont avoué savoir venir à bout du stress tandis que 62,7% des jeunes de milieux alternatifs ont avoué la même chose. Malgré leur habileté de faire face au stress, les jeunes ont rapporté un niveau alarmant de pensées suicidaires et de tentatives de suicide. Vingt cinq pour cent de tous les jeunes qui ont participé aux groupes de discussion YN/RA ont avoué avoir déjà pensé s’enlevé la vie à un moment ou un autre de leur adolescence et 11,7% des jeunes ont même déjà tenté se suicider. De toutes les filles, 31,3 % d’entre elles ont avoué avoir eu des pensées suicidaires et pour 13,3 % d’entres elles ces pensées dataient des trois derniers mois. De plus, 15,9 % des filles ont avoué avoir déjà tenté se suicider. En contraste, on remarque que 17,8 % des garçons ont avoués avoir déjà eu des pensées suicidaires et pour 7% de ces jeunes hommes, ces idées dataient des derniers trois mois. Sept pour cent des garçons ont avoué avoir tenté se suicider. Chez les jeunes de milieux alternatifs 34,6 % ont avoué avoir eu des pensées suicidaires et parmi ceux-ci 15,6 % ont noté que ces pensées suicidaires dataient des derniers trois mois. De plus, 21,7 % des jeunes de milieux alternatifs ont déjà tenté se suicider dans le passé. Vingt deux pour cent des jeunes de millieux régulier ont avoué avoir déjà pensé au suicide et 8,8 % de ces jeunes ont dit que ces pensées étaient assez récentes. Neuf pour cent des jeunes de milieux réguliers ont admit avoir déjà essayé de s’enlever la vie. Chez les jeunes de 16 ans ou plus on remarque un plus grand nombre de pensées suicidaires (27, 2 % vs. 22,6 %) et de tentatives de suicide (13,1 % vs. 10,1 %) que chez les jeunes de moins de 16 ans. De plus, chez les anglophones ont remarque une plus grande proportion de tentative de suicide (13,4 % vs. 9,5 %) en comparaison avec les francophones. Très peu de jeunes ont mentionné s’être déjà servi de services de santé mentale. Plus de jeunes femmes semblent utiliser ces services que de jeunes hommes (35,4 % vs. 24,9 %). Les jeunes de milieux alternatifs semblent aussi être plus porter à utiliser les services de santé mentale que les jeunes de milieux réguliers (46,7 % vs. 25,2 %). Les jeunes de milieux anglophones ont aussi tendance à plus se servir de ces services (35,1 % vs. 24,2%) que les jeunes francophones. Un fait intéressant est que 15% des jeunes qui ont eu des pensées suicidaires ont consultés un professionel en santé mentale. D’ailleurs, seulement 63,4% des jeunes qui ont eu des pensées suicidaires ont avoué s’être confié à quelqu’un à ce sujet. En tout et pour tout, les conclusions tirées des données quantitatives rapportent un très haut taux de détresse chez les jeunes. Malheuresement, la plupart de ces conclusions sont restées relativement constante depuis les derniers six ans d’existence des groupes de discussion du YN/RA. Il y a un énorme écart entre les garçons et les filles, les filles étant à un taux beaucoup plus haut de détresse. Les jeunes femmes semblent s’inquiéter beaucoup plus de leur santé mentale et physique. On retrouve chez elles plus de pensées suicidaires, un plus grand nombre de tentatives de suicide et un plus haut niveau de stress et de dépressin que les jeunes hommes. On retrouve aussi de très grandes différences entres les jeunes de milieux réguliers et ceux de milieux alternatifs en ce qui attrait aux pensées suicidaires, aux tentatives de suicies, aux inquiétudes par rapport à leur santé mentale et physiqueet par rapport à leur niveau de stress et de dépression. Ces résultats démontrent que tous les jeunes sont très différents et que ces différences doivent être réflétées dans le système de santé mentale pour les jeunes. Résumé des données qualitatives Le suivant est un résumé de quelques idées, , impressions, opinions et réflexions qui sont sortis des groupes de discussions conduits par le YN/RA.
Parmi les sujets qui sont revenus le plus souvent lors des groupes du YN/RA on retrouve les parents (79,8%), le stress (77,5 %) et les façons de faire face au stress (75,3%). D’autres sujets qui ont souvent été abordés lors des discussions comptent, entre autre, la drogue et l’alcool (70,6%), l’argent (54,6%) et le suicide (45,6%)
Le stress semble être un problème d’une assez grande envergure chez les jeunes. L’adolescent qui vieillit doit affronter tant de changements à la fois physique et psychologique qui font en sorte que le niveau de stress a tendance à fluctuer facilement. Parmi les stresseurs que les jeunes ont mentionné lors des groupes de discussions, l’école semble être la source la plus importante de stress (31,8 %). Les devoirs, les professeurs et la pression qu’exerce l’école sur les jeunes semble être une très importante source de stress. Les parents (28,4%) sont aussi parmi les stresseurs qui reviennent lors des discussions. Le contrôle et la pression qu’exercent les parents sur les adolescents devient souvent un stress inévitable.
Une portion assez importante des jeunes ont exprimé leur manque de confiance dans le système professionel de santé mentale. Seulement 30,5 % des jeunes ayant participé aux groupes de YN/RA ont admit s’être ouvert à des professionnels tandis que le reste semble se sentir plus à l’aise de partager avec leurs amis proches leurs pensées et leurs opinions. Les jeunes semblent rechercher chez un bon professionel en santé mentale, quelqu’un qui a des traits de personalité positifs (18,5%), quelqu’un qui écoute activement (15,9%) et qui comprend (18,5%). Les jeunes ont aussi mentionné le besoin d’un environnement plus empathique aux jeunes et ce surtout à l’école. Les professeurs devraient être éduqués face aux problèmes des jeunes et devraient être en mesure de s’adapter à leur niveau. Les jeunes semblent demander un système qui leur semble plus empathique et qui ne les traitera ni comme des enfants ni comme des adultes mais plutôt comme les jeunes adolescents qu’ils sont. Dans les groupes de discussions, ils ramènent souvent leur désir de voir un personnel plus aimable face aux jeunes (11,5%) et le besoin d’une plus grande variété de programmes adapté pour eux (18,3 %). Le besoin d’une plus grande considération de la part des adultes est une autre choses qui revient souvent chez les jeunes (26,0%). L’importantce de la confidentialité et de la « reliability » sont deux autres aspets important que les jeunes exigent du système.
Mise à jour et projets futurs YN/RA continu, non seulement, d’offrir des groupes de discussions dans l’est ontarien et l’ouest québecois mais le programme prend lentement de l’ampleur au niveau national. YN/RA compte maintenant 13 programmes satellites au Canda qui travaillent tous dans un même but, soit d’arriver à créer un environnement plus acceptable pour les jeunes. En plus des groupes de discussions, YN/RA conduit aussi des groupes de discussions thérapeutiques à long terme pour les jeunes qui ont plus de difficultés. De plus, YN/RA encourage les jeunes dans la création de leur propre initiative visant la promotion de la santé mentale et la prévention du suicide. Entre autre, un projet de planche à neige, de vélo de montagne, les Fax Ado et « Pens and Paint » sont quelques initiatives que YN/RA a épaulé dans la dernière année. C’est donc en écoutant ce que les jeunes ont à dire
et en faisant le pont entre leurs propos et les professionnels de la santé
mentale que YN/RA tente de faire une différence chez les jeunes
en visant la construction d’un environnement plus attrayant pour
les jeunes d’aujourd’hui.
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